mardi 17 août 2010

Un long sommeil

Je n’avais plus jamais prévu d’écrire sur ce blog. Je crois que j’y ai déjà suffisamment dilapider ma merde (l’article précédant tenant carrément du publi-commercial). Mais bon, faute d’avoir un rendez-vous chez ma psy avant fin août (la veille de mon anniversaire, à 16h30, c’est écrit sur un post-it en face de moi) il va bien falloir que je comprenne ce qu’il m’arrive et écrire reste la meilleure façon de m’y retrouver. Mais rassurez-vous, je vais éviter de faire dans le pathétique (ou rien qu’un tout petit peu, pour attirer votre compassion quand même).

J’ai commencé à jeter quelques idées sur mon brouillon d’articles. J’allais vous parler de mon bac, de mon tour de l’Europe et puis vous dire à quel je n’arrivais pas à me détacher de ce rythme effréné. C’est une chose. Mais soyons honnêtes, je devrais surtout vous parler des résultats du bac.

Je le savais que ce bac n’était pas brillamment réussi. C’était supposé être un bac moyennement réussi. J’avais passé l’épreuve légèrement ailleurs et on ne pouvait pas dire que je m’étais donné à fond. C’est ainsi que le jour de l’oral je regardais par la fenêtre tout en faisant mon exposé. Je pensais alors être déjà ailleurs, dans mon grand voyage que je m’apprêtais à faire mais à vrai dire j’étais nulle part. J’étais perdu.

Le bac. Ou plutôt devrais-je dire le Bac (oui simple lecteur occasionnel de ce blog, je te conseille d’arrêter de lire immédiatement cet article, en effet il s’apprête à devenir encore plus chiant qu’il ne l’est déjà, seul les habitués tiendront le coup). Je m’étais fais une putain de montagne de ce truc. Je voulais absolument réussir à me surpasser dans une matière qui m’avait parfois vu briller mais qui m’échappait très régulièrement. J’attendais un miracle. Et puis, c’est moins facile à dire, je voulais surtout égaler ma mère. Faire aussi bien qu’elle, enfin, surtout mieux qu’elle.

Mais si je dois bien me reconnaître une qualité, constance celle-ci, c’est celle de ne pas être dupe (enfin quand je veux voir) et je savais plus ou moins pertinemment que de miracle il ne s’en passerait pas. Je ne suis pas mauvais en français, pas excellent non plus, bon à l’occasion. Et puis on ne peut pas dire que je me sois véritablement investi dans le français cette année.

J’étais donc là, à l’approche du bac, creusant chaque jour un peu plus l’écart entre ma réalité et mes illusions, me sabotant chaque jour un peu plus. Oui, j’aurais pu donner le meilleur de moi même, faire mieux que d’habitude, faire un «petit» miracle, rapprocher ma réalité de mes illusions. Mais malheureusement je n’ai fais qu’aller dans la direction contraire.

Alors que l’écrit se rapprochait, ma réalité devenait de plus en plus concrète. Je ne pouvais plus me la cacher. Mais non, je ne pouvais pas me résoudre à affronter cette inconnue (réussiras-tu ou non ?) ni même cette gigantesque montagne de stress. C’est ainsi que j’occupas les jours précédant mon écrit et mon oral non pas à m’y préparer mais à m’engourdir. Je pense donc je doute donc j’ai peur. Or j’ai une peur maladive de la peur que je ne sais absolument pas gérer (je passe ma vie à tout répéter et répéter pour justement ne pas avoir peur, ne jamais avoir peur). Il fallait donc que j’arrête de penser. 

Et j’y suis parvenu. Je crois que mes résultats du bac de français parlent d’eux-mêmes, enfin plutôt mes réactions vis-à-vis de ces mêmes résultats. J’ai passé mes deux épreuves, écrite et orale, dans un tel état second que je suis incapable de comprendre d’où vient mon 9 à l’écrit (alors que j’avais pourtant fait une dissertation complète et riches de pertinents exemples) et mon 16 à l’oral (alors que je préférais regarder par la fenêtre et que j’avais eu la flemme de remplir mon plan de commentaire).

Après l’endormissement (le bac pour ceux qui ont du mal à comprendre) est venu le sommeil. Celui d’un très long voyage à travers l’Europe, parfaitement approprier. Pour s’évader, pour oublier, pour digérer. Je n’en n’ai aucune idée. Je ne sais pas encore. Je n’ose pas même y penser. J’avancerais l’hypothèse que ce voyage constituait un hors-temps, magnifique.

Et pourtant, la beauté de cette singulière bulle, que l’on pourrait assimiler à un tumultueux rêve, me paraît désormais irrémédiablement souillé par le réveil qui s’en suivit. Le début de la fin d’un très long sommeil. Le début seulement. Et je crois que mon besoin de vous parler à nouveau vient de là. Le réveil a été long et effrayant, et alors que le jour m’apparaît à peine, après cette longue hibernation j’ai l’impression de m’être levé du pied gauche.

(Article non relu, écrit fin Juillet 2010.)

samedi 27 mars 2010

On appelle ça une rencontre.




On ne sait jamais ce que les lendemains nous réservent. C’est d’ailleurs dans cette méprise la plus totale qu’il y a quelques semaines j’affirmais connaître le bonheur le plus complet à A. alors qu'au moment même je m'entamais une  crise existentielle caractérisé par un visionnage compulsif de Nip/Tuck

Je ne vous ai jamais parlé d’A. A vrai dire, je ne vous ai pas parlé de grand chose ces derniers temps. Plus précisément, je n’ai rien écrit depuis que je connais A.

Par respect pour ma dignité, et celle d’A., je pourrais tout à fait éviter de votre raconter comment nous nous sommes rencontrés mais bon, il faut bien vous divertir un minimum, non ?

Je ne me rappelle plus tellement des circonstances, mais un soir des vacances de Toussaint, je me suis inscrit sur un site de rencontres pour jeunes pédés. Anonymement biensûr. Autant vous le dire de suite, c’est le PUTAIN DE PARADIS DE LA FOUINE. En clair, tu tapes le nom d’une ville, genre Versailles, et sous tes yeux ébahis apparaissent les photos de jeunes hommes, que tu croises régulièrement dans la rue mais que tu n’aurais jamais pensé être gay.

Vous pensez bien que j’en ai très largement profité, passant approximativement toute la nuit à ratisser la population gay de tous les patelins du coin. Bref, à l’aube (une fouine ne connaît pas le repos) j’avais confirmé que la plupart des personnes ayant l’air gay de mon lycée l’était.

Il faut bien le dire, ce site m’avait conquis. Décidé à tenter le coup, j’ajoutais ma photo, voire quelques photos (prises pour la plupart par l'excellente Alex Hun), et incroyable, quelques heures plus tard A. m’envoyait un petit message du style « Tu serais pas dans mon lycée par hasard ? ».

On laissera de côté cette approche captivante d’A. pour s’intéresser à la façon dont il m’avait trouvé. Je vous rassure tout de suite, non, A. ne passe pas ses nuits à racler  ce site à la recherche de proie … non non, j’ai simplement oublié de vous mentionner LA FONCTION FOUINE de ce site : « Ils étaient là ! ». Oui, vous ne rêvez pas, on sait exactement qui a visité votre profil.

Ah, je dois bien le dire, ça vous comble une fouine ça. Enfin, en même temps, ils mettent ça sur Facebook et je suis mort.

Cette paranthèse clôt, je dois en revenir à A., et son approche si accrocheuse. Je ne me rappelle plus trop quelle réponse j’ai formulé à l’époque mais chose est qu’il a récupéré mon msn et moi le sien.

Je ne le nierai pas, A. m’impressionnait beaucoup. C’était genre « le monument A.  », caractérisé par une réputation de rat (entendez par là de quelqu’un qui ne ferme pas sa gueule comme ça et qui l’ouvre plutôt bien), un courage de bête et une mèche de pédé.  Le seul de ma génération qui s’assumait, ouvertement.

Au départ, je me suis comporté comme une sale petite teigne, le genre que t’attrape et que t’égorges quand tu t’appelles A. Sauf que là non, il a continué à être gentil.

Je découvris ainsi qu’A. était genre : 1. N’avait pas par nature des crocs à la place des dents (pour vous la faire courte, il est gentil).
2. Disposait d’un cerveau.
3. Avait de nombreux points communs avec moi.

En effet, en plus de notre mèche (petite précision, à l’époque de notre rencontre, la sienne tenait plus d’une coupe au bol et la mienne d’un amas brun de cheveux ), nous avions tous deux une passion dévorante pour notre prof d’anglais.


D’un sujet bateau, que nous utilisions pour entamer la conversation les premières fois que l’on s’est vu (mi-décembre, oui, j’avais peur de le connaître), Mme F. est devenu pour nous deux un exutoire, un moyen d’évacuer notre haine quotidienne à travers la déification d'une femme merveilleuse. D’ailleurs, pour mieux la connaître, regardez Victoire Bonnot sur M6, c’est genre elle en encore plus fouine.

Toujours est-il qu’une fois introduit à A., au-delà d’un amour partagé pour un tas de graisse, j’ai appris et retenu beaucoup. Passons  « se servir de skype » et « explorer le  très scatophile chatroulette » pour aller vers des choses ma foi plus profonde tels que 
« La communauté homosexuelle équivaut à une version hard d’une secte religieuse » et « aime ton prochain (en évitant de lui foutre un parpaing dans la gueule) » sont des leçons qu’A. et notre relation m’a apprise (et qui je l’avoue, enseignait par A., m’ont marqué à vie).

Alors, ai-je véritablement besoin de conclure ? Non, je crois que cet article est déjà suffisamment  niais

dimanche 4 octobre 2009

Années collèges


Ecrit sous perfusion de Six Different Ways de The Cure et de Zoolookologie de Jean-Michel Jarre.

Voilà, je suis de retour. Vous vous en doutez peut-être, mais après tant de mois passé fuir à ce blog, se remettre à écrire, même pour écrire ce que j'écris (hum hum), est terriblement atroce. Les mots ne sortent plus aussi facilement que quand je vous racontai mes obsessions, ou les crachats d'H.R. Mais, tout n'est pas perdu pour autant.

En fait, je suis terriblement fourbe. Vous rappelez sûrement de ce premier article, racontant mes prouesses de lâcheté, et d'imagination. Mais en attentif lecteur, vous aurez peut-être observé que ce n'est pas exactement le premier article de ce blog. Le véritable premier article n’est rien de moins qu’une présentation. Mais ce qui est en dit long, c'est le vide de plusieurs mois qu'il y a eu entre ces deux articles.

Vous vous êtes déjà posé la question de savoir si ma vie avait uniquement était faite de Brioche Justicière des Bois, et de Hervé ?

Il y a quelques jours, alors que je m'ennuyais de façon tout à fait exceptionnelle, j’ai décidé de passer mes archives de conversation entre une personne, importante, de l'année dernière et moi à une autre certaine personne. Une petite bombe, prête à exploser. Histoire de mettre un peu de piment
Et puis aussi histoire de se souvenir que cette année de seconde a été longue, terriblement longue. Et puis tellement riche.

Tout a commencé en Septembre de l'année dernière. Ma rentrée en Seconde. Mais pour mieux comprendre cela, il vaut mieux revenir sur les deux années précédentes de ma vie.

J'avais alors adopté un mode de vie très particulier, proche de l'hibernation. Mais n’allez pas croire qu’il ne se passait rien. Ma vie était cependant ponctuée d'événements assez exceptionnels. Il fut d’ailleurs une époque rater mon RER était devenu la chose réelle la plus excitante qui puisse m'arriver.

N.B : Tentative d’être honnête : Courir derrière un RER me fait toujours bander.

En deux ans, de 4ème puis de 3ème, je suis devenu une loque inanimée. Je m'étais totalement travesti. Le Benoît que l'on voyait n'était pas le vrai Benoît. Avec ma mémoire hautement sélective, je suis très mal placé pour me décrire à l'époque, mais j'étais un concentré de frustrations et de haine, à l'encontre de tout ce qui m'entourait. Nul part je ne trouvais du plaisir. J'étais tellement imbibé d'ennui et de souffrances latentes que je m'y étais habitué, et je ne pouvais m'attendre à quoi que ce soit d’autre de réel et de plaisant.

Deux événements clés étaient à l'origine de ces bouleversements profonds. Je suis très prolixe, j'éviterais donc de vous raconter ma 6ème, et ma 5ème, quoi que il m’est arrivé d’être heureux. Je vous raconterai donc simplement ce qui s’est passé au début de la quatrième.

J'entrais en classe européenne (Oui, je sais, j'ai toute ma vie eut de brillantes idées de ce genre) Je m'y attendais, je savais que cela serait ainsi, mais pour la première fois de ma vie, j'étais vraiment loin de tous mes amis, principalement des filles, qui était quant à eux resté tous ensemble.

J'eus du mal, beaucoup de mal à digérer cela : eux ensemble, et moi tout seul. Mon année de 4ème se résuma à traîner avec une fille, à parler à la même fille, à m'asseoir à côté de la même fille. Bref, mes contacts avec autrui étaient fortement réduit. Je dégageai l'image d'une personne tout à fait insupportable, cherchant à éviter absolument l'appartenance au groupe classe, qui était alors assez fort, et soudé.

Cependant, je ne pus rester dans cette position confortable d'auto exclusion bien longtemps, car mes parents, après de longs mois de tergiversation, finirent par acheter une maison, à Orsay. Fin 4ème, je déménageai. Mais n'allez par croire que j'allais changer de collège, et aller à A.F par exemple.

Non, je suis resté auprès de la classe européenne à Gif. Changement tout à fait inédit, pour la première fois de ma vie, je mangeais chaque jour à la cantine. Assez vite, je compris que je serais forcé de manger certains jours avec des gens de ma classe Et c'est ainsi que dans une optique de me rendre la vie plus aisée, je décidais de me rapprocher de certains garçons de ma classe.

Et c'est là que tout dérapa encore plus. Avec une très grande lâcheté, une boule au ventre, et loin des gens que je connaissais, je ne pus pas être moi-même. Je me suis travesti. Pendant près d'un an, je n'étais plus physiquement distant et hautain, non, j'étais là,. J’étais une version de Benoît qui pouvait convenir aux attentes des autres. Mais c'était pire. Je n'étais plus insupportable aux yeux des gens, mais par contre, eux l’était devenu à mes yeux.

Chaque jour, en prenant le bus pour aller au RER, je ressassais les évènements de la journée dans ma tête, et chaque jour un peu plus j'avais envie de tous les tuer. Certaines filles, égocentriques et capricieuses de façons que je ne pourrais jamais atteindre, et puis surtout les garçons. C'était surtout pour eux que j'avais crée une nouvelle version de Benoît, très fortement édulcorée.

A l'époque, je ne pouvais pas me permettre d'être moi-même. En même temps, ma classe n'était pas équipée de modèles très ouverts d'esprit. Je me rappelle très bien d'un petit Ronan. Un minuscule être hautement insupportable qui a passé à peu près tout son temps au collège, surtout les années où il était dans ma classe, à faire le parallèle entre une fille et moi. A peu près tout était prétexte à m’humilier publiquement.

Dieu merci, la voix de ce petit con s'est tue. Tout d'abord grâce à mon petit frère qui a fini par lui foutre verbalement tout ce que je pensais dans sa gueule, et puis aussi grâce à ma propre personne, qui a fini par lui faire du mal à ce pauvre petit FARFADET DE MERDE. Bref.

Au milieu du groupe de garçons de ma classe, je semblais intello, distant, et langue de pute, sur les bords. Plus le temps passé, moins je ne pouvais supporter les gens qui m'entourait, surtout ces garçons. Je crois que je n'en pouvais plus de ne pas me présenter sous mon vrai jour. Je préférais régulièrement me retrancher avec la fille avec qui j'avais passé l'année précédente, afin de me reposer un peu avant de repartir dans cette jungle.

Jungle car toute ma vie, j'ai haï les groupes, les cercles, les discussions à plus de 4 personnes. J'avais terriblement peur d'être attaqué, pris à parti. Et de ne pas savoir quoi répondre, et comment répondre, comme quand Ronan m'attaquait. Et pourtant, vous êtes tous les témoins du fait que des saloperies, qui de plus est avec le sens de la formule, j'en ai pas mal en réserve.

Au fil de l'année, je me renfermais de plus en plus, ne parlant ni à mes amis, ni aux gens de ma classe et encore moins à mes parents. Et chaque jour, je me jurais de ne plus jamais m'obliger à traîner avec des garçons.

C’est ainsi qu’en Juin 2008, il y a un tout petit plus d’un an, je sentais que je touchais le fond d'un gouffre, que je n'avais pas visité depuis longtemps.

En attendant que je fasse ma (ré)apparition sur ce blog, volez Les Lois de l'Attraction, ici.

samedi 25 juillet 2009

Série d'été : Innocentes découvertes, Partie II

Il y a quelques jours vous avez eu le grandissime honneur de découvrir les premières expériences, si je puis dire, sexuelles, de notre chère inconnue. D’ailleurs, nous nous étions arrêtés au moment où elle se demandait si il y aurait une suite à cela, jusqu’à ce qu’elle se rende compte qu’elle était, un peu, en retard. Reprenons là où nous nous étions arrêtées, ALIAS aux hurlements de notre inconnue.

On dit sexfriend ou fuck buddy ?

- « AAA(AAAAAAA)AAAH J’AI UNE HEURE DE RETARD ! » ! hurlai-je.

Il me regarde et me répond : « Et alors ? Moi j’en ai 1h30 … ».

On est définitivement complètement différents. cette époque, j’étais une gentille petite adolescente qui ne jouait pas à la « rebelle » et qui était encore pure et innocente. Lui, c’était tout le contraire.

C’est d’ailleurs pour cela qu’il a osé me demander à nouveau de lui faire une main. Ce à quoi je lui ai répondu : « MAIS PUTAIN J’AI UNE HEURE DE RETARD ! » . Il m’a embrassé, sur la bouche, une première et dernière fois [On s’est finalement résolu à s’embrasser sans la langue ni échange de salive parce qu’on avait quand même l’air très cons. Oui, ne pas s’embrasser ne rapproche pas vraiment les gens] et il a dit un truc qui changea TOUTE ma vision des choses : « On sort pas ensembles, on est d’accord hein ?! ».

Il y eut un GROS blanc.

(Comme celui ci).

J’ai immédiatement tenté de cacher mon profond désarroi. J’hallucinais totalement. Oui, j’avais encore cette vision des couples de petite fille dans ma tête : quand on s’embrasse, ca veut dire qu’on s’aime … et blablabla.

- « Mais on est quoi alors ? »

- « Je ne sais pas, il n’y a pas de nom pour cela… » me répondit-il.

SI il y en a UN ! On appelle cela des sexfriends ou des fuck buddies.

Après ces prémices, assez mal accompagné, à la découverte de son corps, notre inconnue du canard ne s’arrêta pas là. 1 mois après, elle revit G., et ceci toujours au même endroit.

Again, again and again …

C’était un mercredi. Cette fois-ci ce n’était pas lui qui était malade… mais MOI : j’avais la GRIPPE. Je vous offre une petite description rapide de mon état : col roulé jusqu’aux oreilles, des joues ayant triplées de volume, des poches dans les poches [sous les yeux], une voix de canard et pour finir des quintes de toux qui m’asphyxiaient à moitié à chaque fois.

Je pars de chez moi avec un quart d’heure de retard [oui, il faut savoir se faire désirer] & sur le chemin menant au rdv, je réalise que j’avais oublié de mâcher mon chewing gum à la menthe [je n’avais pas non plus envie de puer de la gueule à cause de cette atroce maladie]. Breff, CATASTROPHE. Je commence à le fourrer rapidement dans ma bouche en mastiquant à se décrocher la mâchoire. A fur et à mesure de mes pas, l’angoisse montait en moi [pour changer].

J’arrive donc au lieu dit : personne. MAIS MAIS MAIS ENFIN ! Enfaite c’est juste qu’il n’avait pas compris… Et 5 minutes après, je vis une tâche verte et bleue s’approcher de moi [je dis « tâche » car je n’avais pas mis mes lunettes].

Après de « chaudes » salutations, je lui explique brièvement le virus ayant attaqué mon système immunitaire. Donc, traduction : pas d’embrassades.

- Je m’en fou, me répondit-il.

- Nan mais après tu vas m’embrasser et puis être malade et puis tu diras merci qui ? continuai-je. Merci **…

Avant même que je puisse finir, ALIAS en un instant, je me retrouvais avec une langue dans ma bouche, et de la BAVE tout autour de cette même bouche. BEEEEEURK

Quelques minutes après, il avait déjà fourré sa tête sous mon pull et j’avais le soutif dégrafé. Vous croyez que je prenais du plaisir ?! En fait, je me retenais plutôt de rire. Mon DIEU, toujours ce problème : comme je vous l’ai dit auparavant que je suis chatouilleuse.

C’est d’ailleurs à ce moment-là qu’une jeune femme accompagnée de deux enfants s’approchait de nous … Imaginez-nous : moi, cambrée, le ventre à l’air et G. en train de m’embrasser de partout et les enfants à côté, « Heuu, darl ? Remet-moi mon pull là… ».

Ensuite, nous avions décidé de nous asseoir sur un banc : moi sur lui, évidemment. Il en profita pour glisser une de ses mains entre mes cuisses.

- « AAAAAAAAAH »

- « Ok, Ok c’est bon j’y touche plus »

A la place, il voulait encore que je lui fasse une main. Cette fois-ci, je savais ce que cela voulait dire … « Heu c’est mort …? »

Oui, moi aussi j’ai envie de dire, « Euh c’est mort … ». C’est d’ailleurs ainsi que s’acheva son deuxième RDV avec G., qui ne lui parla plus dans les semaines qui suivirent. Seulement, tout cela n’empêcha pas notre chère inconnue d’être dans le lit de G. 6 mois plus tard. Mais c’est une autre histoire …

vendredi 17 juillet 2009

Série d'été : Innocentes découvertes, Partie I


Comme je vous l’avais promis, cet été, je ne vous laisserai pas tomber. Voici donc la première partie de cette fameuse série d’été. Je vous fais confiance pour apprécier ces « innocentes découvertes », autobiographiques, écrite par une chère inconnue, qui, comme vous pourrez le constater, aime les canards.

Ma mère spritiuelle : Sœur Theresa

Il parait que je devrais faire un roman de ma vie. Elle n’est pas bien palpitante pourtant. Certes, il m’arrive des choses plus ou moins étranges, mais de là a les écrire ? Je suis comme ce cher Julien Sorel de Stendhal, ALIAS pleine de contradictions : au dessus, j’étais en train de vous dire que je ne voyais pas l’intérêt de raconter ma vie, mais que suis-je en train de faire là ? Oulala. Revenons au début, une romance de ma vie certes, mais de ma vie sexuelle. You’ll see …

Benoît dit : si vous souhaitez finir de lire cette charmante série d’été, il vous est conseillé de vous adapter au style particulier de notre chère inconnue, ainsi, ALIAS signifie c’est-à-dire.

Tout d’abord, je dois vous dire que j’aime parler de sexe. Tout particulièrement avec ce cher Martin Matin (B. dit : cherchez pas, je brouille les pistes). Ca ne vient pas du fait que je suis sexuellement atteinte, loin de là. C’est juste que c’est un passe temps qui provoque, chez moi, quelque chose de jouissif (B. dit : encore heureux …). J’en parle avec une certaine pointe d’humour, pas très sérieusement … D’ailleurs certaines personnes ne sont pas capables de comprendre mes nuances et mon humour (B. dit : je confirme).

Comme je vous le disais au dessus, j’aime en discuter avec Martin Matin. Lui aussi aime beaucoup raconter sa vie, et la mienne par la même occasion. Grâce à lui, la plupart des filles de sa classe me considèrent comme une grosse POUF. MAAAIS qu’ai-je fait ?! Rien ! :p Je pourrai me dire, que je suis au dessus des aprioris des gens [car aucunes d’entre elles ne me connait vraiment], mais je me mentirais! Breff, on m’a demandé de vous raconter les débuts, certes jouissifs, mais particuliers, de ma vie sexuelle, les voici.

Tout d’abord, il faut que vous sachiez que je suis amoureuse d’un certain G. : sûrement la plus grosse erreur de ma vie. Tout a commencé il y a plus d’un an et demi, un vendredi de Janvier à 16h30. J’étais encore au collège mais lui était au lycée. Il apparut d’un coup comme s’il venait de tomber du ciel. A partir du moment où j’ai croisé son regard ce fut le début de la fin : un véritable coup de foudre.

Mais POURQUOI faut-il toujours que je tombe amoureuse sous coup de foudre ? Je ne pourrai pas être normale comme les autres pour une fois ?! Connaître la personne PUIS tomber amoureuse

Breff, je vous disais qu’il est apparut devant moi tel un DIEU : un magnifique slim qui le moulait comme il fallait, ses cheveux mi-longs blonds cachant à moitié ses yeux bleus, un sourire dessinant des fossettes dans ses joues… GOD(E) J’étais sous le charme. Vous vous attendez tous à une suite belle et romantique … Non ? En fait, cela ne s’est pas tellement déroulé de la sorte … Depuis ce jour, j’attendais avec impatience le vendredi à 16h30.

C’est en Février, soit environ un mois plus tard, que l’on s’est vu tous les deux pour la première fois. Il y avait un beau coucher de soleil, avec un vif orange qui fait ressortir les couleurs claires de vos yeux de manière parfaite. Ce soleil de Février qui vous réchauffe le cœur après avoir vécu tout un hiver dans le froid et sous la pluie. Et puis un soleil qui ne vous éblouit pas.

Benoît dit : Excusez-là, au moment de l’écriture de l’article, elle venait à peine de terminer une séquence sur le romantisme, qui à apparemment bien imprégné son style.

Mais c’est que je m’égare là. Je ne fais pas cet article pour parler d’un soleil : tout le monde s’en fou (B. dit : effectivement, j’allais le dire). Revenons à nos César [je me comprends] (B. : elle se comprend, c’est l’essentiel …).

Au début, j’étais pétrifiée et au bord du coma. Non, pas éthylique, mais du coma hypoglycémique. Je n’avais rien avalé depuis un bout de temps et mon estomac supporte très mal le stress. De plus j’avais une forte envie de vomir, encore et toujours le stress … [heureusement que je n’avais rien dans le ventre].

Je savais ce qu’il voulait me faire, et je ne le voulais pas, j’avais peur. Il n’arrêtait pas de me demander à quoi je pensais : j’étais complètement ailleurs, il m’intimidait tellement. MAIS JE PEEENSE A RIEN PUTAAAIN !

C’est à ce moment qu’il me prit par la main et qu’il m’attira doucement contre lui en rapprochant ses lèvres des miennes. NON IL N’Y EU PAS UNE EMBRASSADE A COUPER LE SOUFFLE LES ENFANTS.

Ca ne se passe jamais bien dans la vraie vie, on n’est pas dans un film … Il me posa juste une question qui cassa TOUT : « Ca te gêne si je t’embrasse ? Jai la mononucléose [herpès quoi !] … »

HEUU Vous auriez du voir mon regard horrifié l’air de dire : T’as cracké ? ^o) Tant pis. Pas d’embrassade avec mon prince charmant. Après que j’ai rejeté sa demande il me demanda autre chose : « Tu peux me faire une main ? » HEEEU traduction s’il vous plait ? [Je vous l’avais dit que je n’avais aucune expérience à cette époque là … ].

Pendant qu’il me demandait cela, il essayait d’introduire sa main au niveau du bas de mon dos sous mes 45 milles couches. C’est à ce moment là, que j’ai commencé à hurler en gigotant dans tous les sens. Non seulement j’étais un peu tarée [même beaucoup] mais c’est surtout que j’étais super chatouilleuse… Mais comment lui expliquer ? La honte quand même…

Ensuite nous nous sommes retrouvés l’un contre l’autre à se bécoter le cou [on ne pouvait rien faire d’autre]. C’est alors que mon portable commença à vibrer. Nous nous sommes éjecter l’un de l’autre.

« MEILLEURE AMIE FIXE » Je lui raccroche au nez. Puis je réalise l’heure qu’il est … AAAAAAAH J’AI UNE HEURE DE RETARD. Je les ai enchainée quoi. J’aurai du me tuer ce jour là. Et je n’aurai absolument pas dû vouloir qu’il y ait une suite …

La suite, prochainement ...